L'automobile de demain
VERS UN TRANSPORT INDIVIDUEL PEU POLLUANT
Les laboratoires et les bureaux d’études des constructeurs automobiles n’ont jamais été aussi inventifs pour faire évoluer les transports terrestres et leurs sources d’énergie. Entre l’automobile toute électrique, les véhicules plus ou moins hybrides, les nouveaux moteurs thermiques utilisant les biocarburants, entre les impératifs économiques et les motivations écologiques le consommateur va devoir choisir.
Le baril de pétrole est passé de 3 $ en 1973 avant le premier choc pétrolier à 110 $. Les nouveaux prix aux alentours de 100 $, ne pourront malheureusement qu’augmenter. Les experts du domaine pétrolier affirment que la production de pétrole devra atteindre 104 millions de barils par jour en 2030. Elle est de 85 millions aujourd’hui. Les champs pétroliers d’accès facile s’épuisent et les conditions d’extraction deviennent de plus en plus couteuses (offshore profond et schistes bitumineux.) Le choix de nouvelles énergies : électricité, biocarburants va s’imposer progressivement
Parallèlement à ces contraintes économiques, les objectifs du protocole de Kyoto fixant la limitation des gaz à effet de serre ont obligé la plupart des états occidentaux à se fixer des règles dans le but de diviser par quatre la consommation de carburant d’origine fossile à l’horizon 2012 et 2015.et nous y sommes presque. Pour l’Europe les émissions moyennes de CO2 provenant des véhicules neufs devront donc être ramenés sous la barre des 130g/km soit une consommation de 5,4l/100 Km pour l’essence et 4,9l/100 pour le diesel, puis en 2020 95g/Km qui correspondent 4 l/100Km pour l’essence et 3,6 litres/100 Km pour le diesel.
Aujourd’hui la moyenne des émissions de CO2 est de 155 g/km. Les constructeurs sont donc contraints de créer de nouveaux moteurs beaucoup moins gourmands ou d’intégrer dans leur gamme des voitures « zéro émission » d’où la nécessité de faire travailler les bureaux d’étude sur de nouveaux véhicules électriques ou hybrides. Si les moteurs électriques, qu’ils soient synchrones ou asynchrones, sont déjà très au point et performants, il n’en est pas de même pour les batteries, qui doivent être capables de relever les défis de l’autonomie mais aussi de la rapidité de la charge et du prix à payer Aujourd’hui un petit véhicule électrique coute entre 12 et 15.000 euros, prix largement grevé par le cout des batteries. L’adhésion à des formules de location longue durée pour les voitures comme pour les packs de batteries, facilitera t elle ces différentes options auprès d’une nouvelle génération d’automobilistes plus habitués à ces modes de paiement comme pour la téléphonie ?
En 2010, les flottes d’entreprises et les véhicules de société représentaient 40% du marché des voitures neuves. C’est donc ce segment de marché qui intéresse les constructeurs pour promouvoir la voiture électrique avec des formules : » location simple », ou « longue durée » avec ou sans option d’achat. La sortie de nombreux modèles semble déboucher en 2011 sur la signature de gros contrats de renouvellement de flotte. Elle marquera certainement le démarrage du 100% électrique qui devra cependant se développer au fur et à mesure de l’équipement en bornes de recharge publiques. Les utilitaires et certains véhicules de flotte s’accordent bien avec l’électrique, les recharges de batteries s’effectuant dans l’entreprise en heures creuses.
Avec un démarrage des ventes pour le grand public en 2012. Dès 2020 près de 2 millions de véhicules électriques pourraient être en circulation soit 10% du parc français avec sans doute une concentration dans les villes. Il est d’ailleurs intéressant de constater comme l’indique EDF que la charge de 2 millions de d’automobiles qui seraient constitués d’un tiers de véhicules 100% électriques et de deux tiers de véhicules hybrides rechargeables ne représenteraient qu’une consommation d’environ 1% de la consommation nationale en électricité(soit 5 à 6 Térawattheures). Voila qui pourrait changer l’atmosphère de nos cités tant en ce qui concerne le bruit que la pollution .Mais il ne faudra pas attendre cette date pour mesurer le chemin déjà parcouru par l’état et les constructeurs en matière de pollution.
Le gouvernement a instauré les formules de bonus/malus en janvier 2008 juste après le Grenelle de l’environnement. Depuis cette date 2,5 millions d’automobilistes ont changé leur véhicule pour des cylindrées plus petites et beaucoup moins polluantes. Ce plan, qui a réussi au-delà des prévisions les plus optimistes, permet à l’Agence de l’environnement et de la Maitrise de l’Energie l’ADEM de constater que 50% des véhicules neufs vendus en France en 2009 émettaient moins de 120g/km de CO2. Pour l’ensemble du parc automobile français 75 % des véhicules émettaient, en 2009, moins de 140 g/km alors qu’ils n’étaient que 40% auparavant. Ces chiffres permettent à la France de figurer en bonne place dans le classement des pays pour ce qui est de la pollution en provenance des transports terrestres.
|
VEHICULES |
A MOTEUR |
DIESEL |
MG /KM |
|
|
|
|
Norme |
Euro1 1992 |
Euro2 1996 |
Euro3 2001 |
Euro4 2005 |
Euro5 2009 |
Euro6 2014 |
|
NOx |
|
|
500 |
250 |
180 |
80 |
|
CO |
2720 |
1000 |
640 |
500 |
500 |
500 |
|
HC |
|
|
|
|
|
|
|
VEHICULES |
A MOTEUR |
ESSENCE |
OU GPL ET |
G N V |
MG/KM |
|
|
Norme |
Euro1 |
Euro2 |
Euro3 |
Euro4 |
Euro5 |
Euro6 |
|
NOx |
|
|
150 |
80 |
60 |
60 |
|
CO |
2720 |
2200 |
2200 |
1000 |
1000 |
1000 |
|
HC |
|
|
200 |
100 |
100 |
100 |
Dés 1971 les premiers dispositifs de filtration ont été installés sur les pots d’échappement. Le pot catalytique devient obligatoire en 1993. Ce filtre élimine ou transforme aujourd’hui 99% des gaz d’échappement c'est-à-dire les oxydes d’azote NOx , le monoxyde de carbone CO les hydrocarbures benzène et HC hydrocarbures polycycliques. Les efforts des constructeurs dans l’amélioration de ces pots catalytiques au cours des vingt dernières années ont été considérables et leur perfectionnement va devoir continuer pour respecter les objectifs Européens.
Les normes d’émission en Europe ont été fixées depuis l’année 1992
NORMES D’EMISSION EN EUROPE
Le respect de ces normes a permis de compenser l’augmentation inéluctable du nombre de véhicules La masse globale de pollution induite par les transports terrestres dans les pays modernes est en diminution.
Certains pays ont déjà réussi le virage de la migration de leur source d’énergie.
Le Brésil par exemple où 90 % des ventes de « voitures essence » neuves se font pour des voitures équipées de moteur FlexFuel qui roulent au bioéthanol.
En France le démarrage est plus lent avec prés de 4.000 véhicules vendus en2010 pour un prix du biocarburant (l’E85 contenant 85% de bioéthanol) à moins de 1 euro le litre. A noter cependant que depuis l’an 2.000 tous les véhicules peuvent accepter un carburant comportant entre 1 et 10 % de biocarburants. De grands espoirs sont permis concernant le développement des biocarburants de seconde génération qui utilisent la plante entière comme le miscanthus permettant de préserver les cultures vivrières. Le biodiesel du futur pourrait, lui, être produit par des micro-algues naturelles ou OGM très riches en acides gras
Le rôle de notre association est de promouvoir tout ce qui peut améliorer les déplacements dans notre département et dans notre région c’est aussi avec le S de l’ARDIES suivre les progrès qui améliorent la sécurité de ces déplacements. On constate ainsi que malgré l’augmentation sur les 20 dernières années d’environ 30% du trafic, pour la même période, le nombre de tués sur les routes est passé de plus de 10.500 à moins de 4.000. Si l’amélioration de la qualité du réseau routier a joué un grand rôle dans cette baisse, les perfectionnements continuels des techniques de protection des passagers et le durcissement de la législation y ont largement contribué.
Les premières ceintures de sécurité ont été installées en 1960 et les premiers airbags en 1980. Chez Renault Jean-Yves Le Coz directeur de la « politique sécurité »déclare :
« Lorsque aujourd’hui on compare la protection des véhicules équipés de ceintures et d’airbag de dernière génération, par rapport à des véhicules qui ont plus de cinq ans, les passagers ont 80% moins de risques d’être tués ou gravement blessés lors d’un choc violent »
L’usage de la ceinture en 2010 est de 94,6% en milieu urbain et 98% à la campagne. Mais on constate que 30% des gens qui meurent sur la route n’ont pas leur ceinture attachée. Si tout le monde en France bouclait sa ceinture et montait à bord de voitures bien équipées 400 vies pourraient être épargné chaque année.
L’airbag ce dispositif tellement discret mais aussi tellement utile en cas d’accident à lui aussi fait d’énormes progrès. Ainsi l’airbag frontal couplé a la ceinture permet de réduire le risque de blessure grave à mortelle à la tête de près de 90 % .
Bien d’autres dispositifs sont en cours de commercialisation par exemple le régulateur de vitesse adaptatif qui grâce à un radar permet d’adapter automatiquement la vitesse de son véhicule en fonction de la position des autres. Les systèmes d’hypovigilance analysant la fermeture des yeux et la position de la tête du conducteur. On sait qu’en particulier sur autoroute les somnolences sont à l’origine de graves carambolages
Le durcissement des règles de la route souhaité par les autorités ont modifiés complètement le comportement des automobilistes français pour ces dernières années. Avec l’introduction du permis à point, l’implantation des radars de modération de vitesse, et maintenant les radars de franchissement des feux rouges la sécurité a progressé de façon spectaculaire